INSFP El HIDHAB SETIF

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Lancement de l’année professionnelle : Passeport pour la vie active

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Inauguration du centre d’excellence des métiers du BTP d’El-Harrach

PUBLIE LE : 26-09-2016 | 0:00 par le quotidien El Moudjahid

«Le secteur a mobilisé tous les moyens nécessaires en infrastructures, équipements techniques et scientifiques,  et encadrement, pour assurer une bonne prise en charge de toute la demande nationale pour cette rentrée  professionnelle.» Tels sont les propos tenus par le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels.

 

M. Mohamed Mebarki, qui a donné le coup d’envoi de la rentrée du secteur de la formation professionnelle et d’apprentissage, hier au niveau de l’Institut national spécialisé de la formation professionnelle Beaulieu (ex-ITEEM), en présence du wali d’Alger, M. Abdelkader Zoukh, ainsi des responsables de la wilaya et de ceux du secteur, a indiqué que cette année sera marquée par l’introduction de nouvelles spécialités dans le cadre de la carte pédagogique élaborée récemment par son département. Selon le ministre, des moyens supplémentaires sont également prévus pour aboutir à une ressource humaine qualifiée, notamment la mise en fonctionnement de 15 établissements et de 66 équipements technico-pédagogiques, la mise en activité de 1.393 formateurs recrutés et ayant terminé leur formation pédagogique, la programmation de 134 équipements technico-pédagogiques à réceptionner à partir de décembre 2016, l’entame de la procédure d’acquisition de 200 équipements destinés aux nouvelles spécialités et la généralisation de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.  «Toutes les wilayas ont élargi leur offre en terme de spécialités afin de poursuivre la décentralisation des filières sollicitées, à savoir audiovisuel, arts et industries graphiques, maintenance automobile», a-t-il souligné.  M. Mebarki cite la mise en place de plusieurs mesures et dispositifs pour attirer les jeunes vers les créneaux porteurs et créateurs d’emploi, comme l’extension de l’âge minimum d’accès à la formation par apprentissage à 35 ans au lieu de 25 ans, pour les filles comme pour les garçons, la mise en place de passerelles pour le passage d’un niveau de qualification vers celui immédiatement supérieur, l’octroi de crédits pour la création de microentreprises, à travers les différents dispositifs (ANSEJ, CNAC, etc.), et la concession de terres pour développer l’agriculture, dans les wilayas à vocation agricole, notamment au Sud.

 

Le secteur de la formation professionnelle est plus que jamais appelé à «adapter son système de formation et d’enseignement aux nouvelles exigences, au plan économique, mais également en matière de marché de l’emploi», a-t-il souligné. Il a, à cet effet, assuré que cette réactualisation «permettra à notre pays de relever ces défis et de réduire l’impact de la chute brutale du prix du pétrole sur notre économie».

 

«Le secteur de la formation professionnelle doit, a-t-il insisté, répondre, au même titre que beaucoup d’autres secteurs d’activités, à ces exigences, en assurant une formation qualifiante et de qualité susceptible d’aider à hisser le niveau de performance de notre économie nationale.»

 

M. Mebarki a évoqué, dans ce contexte, la création de «pôles d’excellence spécialisés qui cadrent avec les spécificités de chaque région et permettent l’optimisation des ces potentialités», expliquant que ces pôles vont servir de référence dans des segments d’activités bien définis. Il a cité le cas des pôles d’excellence en formation agricole qui devraient voir le jour «prochainement» dans l’une des cinq wilayas retenues à cet effet, à savoir Aïn-Defla, Biskra, El-Oued, Mascara et Médéa, insistant sur l’implication d’autres secteurs dans la concrétisation de cet objectif. «Le secteur économique et productif doit être partie intégrante de cette stratégie», a affirmé le ministre, insistant sur le renforcement du partenariat intersectoriel et l’ouverture du secteur de la formation sur la sphère économique.

 

Mebarki a rappelé que la promotion de l’apprentissage constitue un objectif majeur pour son secteur, et qu’à l’issue des 15 conférences tenues sur le sujet, en 2015, des objectifs ont été fixés. «L’objectif est d’atteindre 60% des effectifs inscrits en formation diplômante, et ce dans un délai de 3 ans», a-t-il dit. Il a ajouté que, sur le plan technique et professionnel, les programmes et les équipements, notamment dans le cadre du partenariat avec les entreprises, ont été modernisés. «Cela participe, a-t-il expliqué, au développement, au renforcement des compétences et à la mise à disposition sur le marché de l’emploi de ressources humaines formées selon les standards universels répondant aux besoins d’une économie nationale diversifiée.»

L’agriculture et la pêche considérées comme des domaines économiques prioritaires

Mettant en exergue la volonté du gouvernement d’encourager une économie numérique, le ministre a précisé que cette option «crée les conditions favorisant l’émergence et la disponibilité de compétences nationales en mesure de produire des richesses grâce aux technologies du numérique et de la téléphonie».

 

C’est dans ce cadre qu’il a indiqué que le gouvernement a introduit plusieurs actions dont l’élargissement de la nomenclature à des spécialités nouvelles et insuffisamment développées jusque-là, comme l’utilisation des énergies renouvelables, l’environnement et le traitement des déchets, la téléphonie et l’automatisme.

 

Concernant les métiers liés à l’agriculture et à la pêche, considérés par le gouvernement comme des domaines économiques «prioritaires», Mohamed Mebarki a annoncé que son département, avec le secteur chargé de l’agriculture et les opérateurs économiques, a décidé de développer des centres d’excellence dans 6 wilayas à vocation agricole, indiquant que, pour l’année 2016, «nous avons enregistré 4.000 diplômés en agriculture, 2.000 en agroalimentaire et quelque 1.500 dans le secteur de la pêche». Sur le plan organisationnel, le ministre a exprimé sa satisfaction quant à la relation avec l’entreprise dans des programmes de formation.

 

«La relation avec l’entreprise est mieux organisée, notamment par l’implication de l’entreprise dans la définition des programmes et des contenus, ainsi que dans la formation par apprentissage», a-t-il dit.

 

Par ailleurs, il a fait observer que toutes les études ont montré que «les sortants de la formation et l’enseignement professionnels sont recrutés dans des délais records», soulignant que les objectifs du gouvernement «visent à amener les jeunes à créer leur propre entreprise, grâce à des formations spécifiques et des mesures d’accompagnement à travers des dispositifs de soutien à la création d’entreprises».

 

Signalant que 600.000 élèves suivent des cursus de formation dans les différents établissements de formation répartis à travers le pays, «le secteur pourrait en accueillir davantage s’il existait un système d’orientation tourné spécialement vers les quelque 450.000 jeunes quittant l’école prématurément et les 600.000 autres abandonnant les études universitaires», a-t-il constaté.

De nouveaux postes budgétaires

M. Mebarki fait, par ailleurs, état d’une réflexion en cours relative à une relance de l’enseignement professionnel, ouvrant la voie à un ingéniorat «qui a existé par le passé», rappelle-t-il.

 

Soulignant l’important impact de la formation sur la résorption du chômage, le ministre rappelle 76% de porteurs de projets de l’ANSEJ ont préalablement bénéficié d’une formation professionnelle. Dans ce contexte, il a affirmé que «des mesures étaient adoptées pour adapter la formation aux besoins du marché du travail en concertation avec les différents partenaires aux niveaux central et local».  Le ministre a également insisté sur la diversification des offres de formation et expliqué que cette mesure intervient dans le cadre de la modernisation et de l’actualisation des méthodes pour répondre de manière efficace aux besoins du développement économique et en priorité aux besoins de la conjoncture économique actuelle. Par ailleurs, M. Mebarki avait annoncé l’ouverture de nouveaux postes budgétaires pour couvrir les besoins des 15 nouveaux établissements et les nouvelles spécialités prévues cette année. «Nous avons 1.500 formateurs qui vont être versés dans l’encadrement et qui viennent de terminer leur stage statutaire de formation complémentaire, mais nous avons également beaucoup de postes budgétaires de formateurs que nous allons recruter pour les nouveaux établissements et les nouvelles spécialités», avait souligné le ministre. Il y a lieu de rappeler que pour la rentrée professionnelle 2016-2017, le secteur assurera 424.000 postes pédagogiques, dont 17.600 concernent les établissements privés de formation professionnelle. L’offre globale est de 296.000 postes de formation diplômante (70% par rapport à l’offre) et 128.000 postes de formation qualifiante (30% par rapport à l’offre).

Sarah A. Benali Cherif

 

Inauguration du centre d’excellence des métiers du BTP d’El-Harrach

 

Toujours dans le cadre de la rentrée professionnelle,  le ministre la Formation et de l’Enseignement professionnels a procédé à l’inauguration du centre d’excellence pour les métiers du bâtiment et des travaux publics situé au niveau du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) d’El-Harrach, et  qui va accueillir jusqu’à 200 stagiaires, a-t-on appris.

 

«Ce partenariat permettra le placement d’apprentis  dans ces établissements pour suivre des formations par voie de l’apprentissage, ainsi que leur insertion, et d’assurer une formation continue au personnel de ces entreprises», a déclaré le ministre, invitant les d’autres sociétés à signer davantage ce genre de conventions avec son département.

 

Le responsable a indiqué également que le secteur de la formation professionnelle a développé les centres d’excellence dans certaines filières stratégiques et importantes en Algérie, à l’image de l’entreprise étrangère Schneider France avec laquelle il a été développé un pôle d’excellence de l’énergie et de l’électronique à Rouiba. Il a fait savoir qu’un autre pôle d’excellence spécialisé dans la téléphonie et les nouvelles technologies de l’information et de la télécommunication ouvrira ses portes prochainement à Bou Ismaïl

 

Pour sa part, le secrétaire général de Cosider, Abdelkader Hadj Sadok, a fait savoir que le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels et Cosider ont mis en place des actions de formation de formateurs en prévision de l’entrée en activité de ce nouvel établissement, avec l’envoi de ces derniers vers les différents chantiers de ce groupe public, s’ajoutant à des formations accélérées en pédagogie d’adulte (andragogie) pour bien assimiler les connaissances et techniques. «L’objectif primordial est d’optimiser le savoir-faire et la technicité des employés du secteur du BTPH», explique-t-il.

 

La convention liant le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels avec le groupe Cosider vise, entre autres, la mise en place de nouveaux cursus de formation initiale et continue. Ceci se fera à travers l’élaboration et l’actualisation des programmes de formation conformes aux référentiels des activités professionnelles et des compétences, et selon l’évolution et les besoins des métiers. Il s’agit aussi de développer, pour les stagiaires, une pédagogie active basée sur des situations réelles rencontrées dans le secteur du BTPH, et de permettre à Cosider de disposer, à terme, d’une main d’œuvre qualifiée et d’une ressource humaine répondant aux attentes de l’entreprise, relève M. Hadj Sadok.

 

Cet accord devrait également permettre de contribuer à la mise en place d’un réseau national de centres de formation dans les domaines intéressant l’entreprise.

S. A. B. C.



26/09/2016
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